Jeudi 15 décembre 2011

Petite présentation historique de la commune

Une brève histoire de Saint Pierre de Frugie

Saint-Pierre-de-Frugie fut appelé Frugie par le passé. C’est sous ce nom qu’elle apparaît sur la carte de Cassini, vers 1762. Antérieurement, on employait le nom de « Sanctus Petrus de Fracto Jove », traduction en latin de la langue d’Oc « frach juou » qui voulait dire « Jupiter brisé ». Les transcriptions successives du nom latin ont dérivé au fil du temps en « Fregiot » (1625) « Freugiere » puis « Frugie ». Ce n’est finalement qu’à la fin du XVIIe que « Saint-Pierre-de-Frugie » s’imposa.

Limites géographiques

Les limites de la commune correspondent exactement à celles de l’ancienne paroisse, à l’exception de Courbefy et Saint Nicolas, rattachés à la paroisse voisine de Bussière-Galant. Elle fédère les villages, hameaux ou lieux-dits suivants :

  • l’Âge,
  • Aillac,
  • Besse,
  • Le Breuil,
  • Bussin,
  • Fot,
  • Froidefond,
  • La Grange,
  • Les Landes d’Arsac,
  • les Landes du Puy,
  • les Landes de Vieillecour,
  • Loubatour,
  • les Meyniauds,
  • Mont,
  • Montcigoux,
  • Moulin de Bussin,
  • Moulin du Breuil,
  • Petit-Puy,
  • Plagne,
  • Pont de Montcigoux,
  • Puy,
  • Puyssechien,
  • Trois Fontaines,
  • Chez Valade,
  • Vassoux,
  • Verdenille,
  • Vergnolles,
  • Vieillecour.

Guerres et batailles

Sans trop remonter le temps, rappelons que la contrée eut beaucoup à souffrir des luttes anglaises qui la ravagèrent aux 14 et 15e siècle.
Ainsi, en 1372, Du GUESCLIN reprit aux Anglais la forteresse de Courbefy, la cité de Saint-Pierre-de Frugie et bien d’autres places.
Au siècle suivant, elle eut à subir les effets des guerres religieuses.
Enfin, en 1589 les ligueurs s’emparèrent de la cité et des paroisses environnantes dont ils ne se retirèrent que trois ans après, devant les hommes de la garnison de Saint-Yrieix, après s’être livrés au pillage des lieux.

Famille seigneurale

L’avenir de la petite cité fut ensuite assuré par les ARLOT, une famille dont l’importance et l’implantation dépassent largement le cadre géographique qui nous intéresse : ils furent certes seigneurs de Frugie (érigé par la suite en marquisat), mais aussi

  • de Sainte-Marie,
  • de la Meynardie,
  • de la Mousnerie,
  • et plus tard, de Firbeix (1589),
  • de Saint-Paul-la-Roche,
  • etc.

Au cours des quatre siècles où ils possédèrent la seigneurie de Frugie, ils développèrent sa vocation marchande tout en assurant la sécurité et en facilitant l’exercice de la religion catholique aux habitants. On comprend que les édiles locaux choisirent de leur marquer leur reconnaissance en faisant de leur blason celui de la ville.

Population

A l’heure du choix du chef-lieu de commune par les Pouvoirs publics (1790), Saint-Pierre-de-Frugie s’imposa naturellement face aux deux autres prétendants que furent Montcigoux et Vieillecour. En effet, le rayonnement de ces deux anciens repaires nobles revêtit une certaine importance au cours des siècles et permit aux villages du même nom de croître dans leur sillage, mais seul Saint-Pierre détenait un clocher.

La période suivante peut être imagée par quelques chiffres : si l’on comptait 60 feux en 1365 soit sensiblement 360 habitants et 840 au XVIIe siècle, au cours de la période moderne les recensements de population donnèrent pour la commune les résultats suivants :

  • 643 habitants en 1872 ;
  • 679 cent ans plus tard ;

Ces chiffres sont à rapporter à ceux de 407 obtenus pour 2007, marque d’un net fléchissement.

Vers Compostelle…

Rappelons enfin que Saint-Pierre-de-Frugie, comme ses voisines Sainte-Marie-de-Frugie et La Coquille, est située sur la voie Vézelay, un des principaux itinéraires de Saint-Jacques de Compostelle, l’un des trois plus importants pèlerinages au monde avec Rome et Jérusalem. Les chemins de Saint-Jacques ont été déclarés en 1987 « premier itinéraire culturel » par le Conseil de L’Europe. Pour faciliter le cheminement des pèlerins, la commune a créé un refuge pouvant accueillir quatre personnes.